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Invitation aux rencontres de printemps 2012- Embrun



Les rencontres de printemps 2012 du RÉSEAU écobâtir auront lieu les 1, 2 et 3 juin 2012
à Embrun, dans les Hautes-Alpes (05),

au centre de formation "Le Gabion". 

La thématique abordée durant ces rencontres 
est  "La précarité énergétique"


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En savoir plus...

Qui sommes nous ?

Le RÉSEAU écobâtir est un réseau d'acteurs de la construction écologique. Ces acteurs s'engagent à adhérer et respecter une charte qui s'articule autour de trois fondements :
 
- l'environnement et la santé : respect de l’environnement et de la santé des usagers et des constructeurs, lors de la fabrication, du transport et de la mise en œuvre des matériaux,
 
- les sociétés humaines et la nature des échanges économiques : prise en compte de la globalité des processus, équité et pratique de la coopération entre les acteurs,
 
- les cultures et savoir-faire : respect des cultures constructives et des savoir-faire locaux.

Peuvent être adhérents : fabricants de matériaux, revendeurs, architectes et maîtres d’œuvre, entreprises et artisans, usagers. Les membres sont cooptés au vu de leurs actions pour promouvoir les valeurs décrites par la Charte. Beaucoup de membres sont représentants d’associations régionales ou de réseaux locaux.

Quels sont nos objectifs ?

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Rencontre de Gueret (mai 2009)
Le RÉSEAU écobâtir se donne pour objectif de coordonner les échanges entre partenaires, de produire des documents et outils techniques et méthodologiques utiles au transfert des compétences acquises et enfin, de renforcer la reconnaissance des métiers, procédés et pratiques issus des matériaux de construction naturels ou premiers.

L’association veut mettre en évidence les expériences existantes, leurs performances techniques, sociétales, culturelles, et environnementales.

Nous voulons promouvoir ces dimensions en renforçant le discernement, la confiance entre acteurs et en valorisant l'usage - l'usager - et la constitution de cultures partagées.



Nos propositions

Rencontres de Villeurbanne (nov 2009)
Rencontres de Villeurbanne (nov 2009)
- Nous faisons des actions de formation auprès des professionnels et des autoconstructeurs, des actions d’information dans les écoles du bâtiment, des salons et des foires, des démarches auprès des instances réglementaires et décisionnelles.
- Nous cherchons à produire du bâti peu gourmand en énergie lors de sa réalisation et de son utilisation. Nous cherchons aussi à ce que ce bâti soit sain et confortable, tant en hiver qu'en été, sans "machines" consommatrices d'énergie, mais en utilisant les qualités hygrothermiques des matériaux (poreux, "respirants") et en analysant le patrimoine et les cultures constructives souvent non codifiées, mais éprouvées par de nombreuses générations.
- Nous valorisons les circuits courts, qui rapprochent les "producteurs" des "usagers", en utilisant des sous produits agricoles, des matériaux premiers, des techniques constructives locales (le bois ici, la pierre là, la paille, la terre crue ou cuite ailleurs). Le matériau est important mais la culture et la manière sont primordiales.
- Nous bâtissons en cherchant l'équité: minimisation des écarts de salaires, appropriation des savoir faire par les acteurs à tous les niveaux.
 
Notre mode d'organisation et de fonctionnement
 
Les statuts du RÉSEAU écobâtir sont ceux d’une association loi 1901 à direction collégiale. Les décisions essentielles se prennent en Assemblée Générale.
 
Afin de garantir une appréhension globale des points de vue, nous sommes organisés en cinq collèges :
– Matériaux : producteurs, négociants ou distributeurs et fabricant d'équipements,
– Construction : artisans, entrepreneurs et groupes d'autoconstructeurs,
– Concepteurs : architectes, ingénieurs et maîtres d’œuvre,
– Formation / promotion : organismes de recherche, de formation ou de promotion,
– Usagers : maîtres d’ouvrages publics et privés, groupes d’habitants.
 
Nous sommes organisés en groupes de travail dénommés "Ateliers”.

Notre constat de la situation actuelle du bâtiment
 
Economiquement, le bâtiment va très bien. Les entreprises ont leur carnet de commande plein. Il manque des ouvriers, des dizaines de milliers d’emploi ne sont pas pourvus. Cependant, les jeunes refusent d’y aller, on construit insuffisamment, et de qualité médiocre, les loyers augmentent plus vite que le coût de la vie, les salaires stagnent.
Nous vivons encore sur l’après-guerre, la reconstruction, le mur de l’Atlantique, la théorisation du béton, le logement de masse, l’industrialisation de l’habitat, c’est la banlieue et sa continuation actuelle, le lotissement.
Résultat : non prise en compte des composantes sociales, disparition des savoir-faire, productivisme à outrance, violence du travail prescrit, incompréhension totale des tenants et des aboutissants par chaque maillon de la “chaîne", spéculation immobilière, perte des cultures constructives locales, prédation des ressources, production de déchets.

Quelles alternatives ?
 
Pensons à notre développement certes, mais sans mythifier la croissance et le "progrès" pour ne pas obérer le bien-être des générations futures.
Tentons de trouver des passages-solutions d’avenir pour freiner la prédation des ressources, la production de déchets, les violences à l’égard des paysages, la détérioration des règles sociales, la négation des représentations culturelles ou politiques.
Le développement durable, ce n’est pas le gaspillage et l’exploitation des pays à ressources naturelles ou à faible coût de main d’œuvre. C’est avant tout une réflexion sur notre relation au monde, qui ne dure qu’une vie mais qui fabrique trop de denrées à prétention éternelle. Cela pourrait aussi s'appeler "la décroissance conviviale" …